Contributeurs: Camille JACQUELINE, Vincent Bonhomme, Chloé Pruvost

 français   Dernière modification le: 10/05/17 - Crée le: 10/05/17


La pêche aux polluants

par Chloé Pruvost

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Contributeurs : Camille JACQUELINE, Chloé Pruvost, Vincent Bonhomme · Éditeur : Vincent Bonhomme (d · c · b)
Date création : 10 mai 2017 · Date révision : ?date_rev · Version révision : ?id_rev
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L'avenir n'est pas vert. Il paraît que nous allons finir ensevelis sous le béton et les déchets ou encore que le nucléaire va nous anéantir, si l'air et l'eau pollués que nous absorbons ne nous éliminent pas avant...

Cette vision respire l'optimiste, n'est-ce pas ? Alors plutôt que de partir tous se réfugier en Corrèze, pourquoi ne pas faire face aux problèmes d'aujourd'hui et apporter notre pierre à l'édifice des solutions possibles? À choisir, partons sur la dépollution de l'eau. Plus précisément des effluents industriels. Vous savez ces effluents qui sont particulièrement chargés en polluants comme le plomb, le chrome, l'uranium.


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Étape 1 : Hameçonner le polluant

Le but est donc d'attraper ces polluants. Mais comment ? C'est là que nous faisons appel à la chimie. L'idée est de créer un assemblage de molécules capables d'attirer ces polluants. Le principe est le suivant : imaginez un long fil de pêche très résistant sur lequel seront fixés plusieurs hameçons. Dans le jargon scientifique, cet ensemble fil/hameçons est appelé un polymère. L'objectif consiste à contrôler les goûts et les désirs des hameçons et faire en sorte qu'ils aient une préférence pour un polluant précis. Une fois le fil plongé dans l'eau, les hameçons attireront les polluants comme des petits poissons. Dans le domaine de la chimie ce phénomène est appelé la complexation.[1]

Étape 2 : Récupérer le filet

Dans un second temps, le fil de pêche doit être facilement récupérable. Pour cela, il a besoin d'une autre qualité : se dissoudre dans l'eau, à une certaine température. Comme le sucre dans votre café. Quand vous remuez, le sucre se dissout de manière homogène dans la tasse. Pour le fil de pêche il faudra qu'il en soit de même. Et une fois réparti uniformément dans l'eau, il attrapera tout ce qu'il est en mesure de capturer. Maintenant comment récupérer ce fil ? Justement grâce à sa structure unique et en faisant varier la température, le fil viendra se concentrer en un point et former une grosse pelote de laine. Et ça, à l'œil nu, ça se voit. Le polymère sera donc facilement saisissable avec les polluants et laissera une « eau propre ». Ces polluants seront éventuellement recyclés et le fil de pêche également.

Un véritable enjeu : rendre claire, limpide et transparente l'eau de nos ruisseaux. Et comme le petit colibri de la légende amérindienne qui affronte l'incendie, seul, avec quelques gouttes d'eau pure, il faudrait que chacun d'entre nous puisse dire un jour : « J'ai fait ma part ».


Pour aller plus loin

  1. Gomes Rodrigues D. (2015) The first report on phosphonate-based homopolymers combining both chelating and thermosensitive properties of gadolinium: synthesis and evaluation, Polym. Chem., 2015,6, 5264-527