Contributeurs: Romain SAGUER, PÉREZ-RAMOS, Jhurault

 français   Dernière modification le: 01/06/18 - Crée le: 30/05/18

María Antonia, une héroïne franco-espagnole méconnue du XIXe siècle qui ouvre la porte de la culture aux femmes

par Sandra Pérez Ramos

María Antonia Gutiérrez Bueno y Ahoíz, née à Madrid, fut une femme bilingue et biculturelle qui eut le droit d’entrée à la Bibliothèque Nationale d’Espagne pour la première fois, tout cela en sachant que l’accès était interdit aux femmes (, la première femme à obtenir le droit d'entrer à la Bibliothèque Nationale d’Espagne) Sa curiosité, et ses envies d’apprendre et de s’épanouir l'ont amenée lui sont amenées à traduire les textes de son père, qui était un chimiste assez réputé à l’époque. [Par la suite,]Ils se sont installés à Paris où ils sont passés une grande partie de leur vie. ; C’est pour cela que María Antonia avait[a] grandi dans un environnement complètement bilingue.

[On la retrouve engagé dans la lutte pour l'égalité des sexes, où elle utilise ces compétences linguistiques pour écrire un dictionnaire sur les femmes et - dire pourquoi c'est important]Cette compétence linguistique l’a menée à écrire un dictionnaire sur les femmes donc nous pouvons bien constater[mal formulé] qu’elle était engagé à la lutte d’égalité de sexes. [Ayant besoin d’accès à certains livres pour son dictionnaire et ses autres projets, elle demande l'entrée à la bibliothèque nationale.]Le dictionnaire était un de ses projets pour lequel elle demande l’entrée à la bibliothèque nationale en justifiant son besoin de consulter de livres. À partir de ce moment-là, il y aurait une véritable lutte pour obtenir le droit d’accès [à la bibliothèque] puisque le responsable bibliothécaire n’acceptait absolument pas donner une place aux femmes[, usant de toutes les excuses possibles] et il mettait des excuses impossibles : « il n’y pas de salles isolées pour les femmes[…,]", "nous n'avons pas d’argent depuis très longtemps[?] pour installer une salle convenable. »

Sa demande avait été refusée plusieurs fois mais elle ne jetait pas l’éponge et contestait aux[toutes les] réponses [avant de finalement s’adressait] jusqu’au moment où elle s’adressait à la Régente María Cristina de Bourbon dos Sicilias. A En cette époque-là, le Royaume Espagnol était dirigé pris par une femme à cause le temps d’une transition de pouvoir. Isabel II, la fille de la régente, n'étant n’était pas assez si âgée pour pouvoir diriger le Royaume après la mort de son père, Fernando VII. La loi était en train de se changer pour qu’elle pût accéder au Royaume en étant mineur.

Ce contexte facilite l’acceptation de la demande de María Antonia puisque la Régente était favorable [pour qu'elle entre à la bibliothèque] à la proposition d’entrée qu’elle avait faite. La Régente répondait à chaque refus du responsable de la bibliothèque et puis il n’avait qu’à accepter les ordres de sa supérieure. Malgré tous ses inconvenants et ses contraintes pour accepter cette idée, qu’il considérait de « féministe », le responsable finit par accepter l’accord de la Régente et autoriser l’accès aux femmes à la bibliothèque nationale. Cependant, il y apposa mais avec une forte restriction : Les femmes seront dans une salle séparée des hommes. Finalement En revanche, à partir de ce moment-là, toutes les femmes avaient enfin qui le souhaitent auront l’opportunité d’entrée dans le temple de la sagesse.

Lors de son parcours professionnel, María Antonia écrivit d'autres ouvrages, notamment les traductions scientifiques de son père. En plus, elle traduisait des [mais également, des ]nouvelles provenant des journaux français vers l’espagnol, tout en sachant que dans cette époque il y a avait la maladie du choléra morbus[pas clair]. Elle contribuait à la transmission de la science entre l’Espagne et la France et faisait de la documentation pour vraiment essayer d’être juste au niveau terminologie médico-scientifique (par exemple, elle contactait les médecins experts pour vérifier les mots clés).

Son dictionnaire des femmes était signé sous pseudonyme masculin, [condition nécessaire] comme il fallait pour pouvoir publier. [Cependant, assez curieusement, ses traductions étaient, elles, signées en son nom propre] mais ce qui est curieux, c’est que ses traductions étaient signées par elle-même sans besoin de cacher son nom de famille et prénom. [Elle osait,] en plus, elle osait à mettre des notes en bas de page afin d’admettre la création de sa traduction. Ce qui peut montrer qu’elle voulait se projeter vers montrer à la société sans avoir aucune peur de l’opinion publique. L’ensemble de tous ces faits confirme que cette une femme qui a battu des différents barrières, tant au niveau académique et qu'au niveau personnel [afin de faire valoir ses droits en tant que femme].

Référence bibliographique :

- Accès des femmes aux bibliothèques françaises :

Carrasco Jarabo, Paula (1964): «Vida y Obras de Pedro Gutiérrez Bueno», Boletín de la Sociedad Española de Historia de la Farmacia 60, 154-169.

Carrasco Jarabo, Paula (1965b): «Vida y Obras de Pedro Gutiérrez Bueno», Boletín de la Sociedad Española de Historia de la Farmacia 62, 71-86.

Carrasco Jarabo, Paula (1965c): «Vida y Obras de Pedro Gutiérrez Bueno», Boletín de la Sociedad Española de Historia de la Farmacia 63, 101-118.

Ortazán y Brunet, Eugenio. (1835): Diccionario histórico y biográfico de mugeres célebres.

Madrid: Imprenta de Cruz González.

Carreño Rivero, Myriamy Carmen Colmenar Ozores (1986): «1837: La Biblioteca Nacional, por primera vez, abre sus puertas a la mujer». Historia de la Educación 5 [en ligne], http://gredos.usal.es/jspui/bitstream/10366/79413/1/1837_La_biblioteca_nacional,_por_primera.p

Concesión de permiso a Antonia Gutiérrez Bueno, autora del Diccionario histórico y biográfico de mujeres célebres, para que pueda investigar en una sala separada de la de los hombres, a la que podrán asistir desde ahora las mujeres que lo soliciten, (12-01-1837/22-03-1837), volumen 5h. Archivo de la Biblioteca Nacional de España.