Comment créer des conditions pour que la vulgarisation, notamment pendant le doctorat, soit désirable, profitable, etc. directement ? Au delà, des envies de faire de la vulgarisation comment inciter les universitaires, surtout doctorants donc, à essayer ?

Foire aux idées !

Vincent Bonhomme (discussion)31 juillet 2013 à 10:22

On en a déjà un peu papoté, pour inciter, il y a le créneau carotte.. du coup encourager les ED, Collège d'ED, etc. à faire valider cet engagement par des crédits ECTS ou heures de formation.

Pour le côté plus fun, le bouche à oreilles, une communication intra campus un peu cool, une ambiance sympa sur la plateforme, une relance active, dans un premier temps, par le noyau dur, des rencontres/apéro, des edit-a-thon thématiques dans les campus, etc.

Faudrait penser aussi à rameuter les dessineux :)

CarolAnnO (discussion)31 juillet 2013 à 11:26

Ah et j'oubliais, il y a aussi l'idée d'un MOOC francophone à lancer :) sur le thème de la vulgarisation avec comme plateforme d'accueil/coordination/publication des contenus ShakePeers...

CarolAnnO (discussion)31 juillet 2013 à 12:21

Pour les MOCCs francophones, il y a déjà l'ancien site du zéro qui est devenu openclassroom.fr il y a pas très longtemps, avec l'ambition de renforcer leur coté science. http://fr.openclassrooms.com/

Geeklhem (discussion)2 octobre 2013 à 15:45
 

On pourrait appeler les rencontres apéro "Rendez-vous avec Shakepeers" ;)

Romain Guerreiro (discussion)20 septembre 2013 à 16:42
 

Pour ce qui est du bouche à oreille, coté thésard, pas mal de labos ont des animations étudiantes (rencontres/discussions/présentations entre thésards/stagiaires/...). L'idée étant de s’entraîner à vulgariser et présenter ses travaux de thèse/... à l'oral. Ca pourrait être pas mal dans ce cadre là, de proposer/sensibiliser à la vulgarisation écrite.

Autre idée, faire un séminaire de vulgarisation. Faire participer des journalistes (pro) de vulgarisations et le faire organiser par des thésards. Pourquoi pas le faire tourner de ville en ville chaque année.

Pierre CELLIER (discussion)7 août 2013 à 14:56

Pourquoi pas proposer aussi à des organisateurs de séminaires de les aider à faire une vulgarisation pour la publications des actes du séminaires

Pierre CELLIER (discussion)7 août 2013 à 15:03

Organiser des événements dédiés à la thématique ou se greffer sur des événements existants pour causer vulgarisation est assurément une bonne stratégie.

Côté carotte, outre la validation d'heures pour draguer les EDs et PRES, je pense qu'il faut porter le fer au niveau des doctorants eux-mêmes et roder notre discours (si besoin est) sur l'importance de la vulgarisation pour eux et pour le monde entier. En gros vulgariser c'est important + c'est formateur + c'est fun (a minima en comparaison de la rédaction de papiers académiques) et ça tombe bien vu qu'on a de quoi vous permettre de vous lancer dans la VS. Du coup venez et ramenez vos potes.

PaX (discussion)11 août 2013 à 11:49

+1 sur :

: Côté carotte, outre la validation d'heures pour draguer les EDs et PRES, je pense qu'il faut porter le fer au niveau des doctorants eux-mêmes et roder notre discours (si besoin est) sur l'importance de la vulgarisation pour eux et pour le monde entier. En gros vulgariser c'est important + c'est formateur + c'est fun (a minima en comparaison de la rédaction de papiers académiques) et ça tombe bien vu qu'on a de quoi vous permettre de vous lancer dans la VS. Du coup venez et ramenez vos potes. 

mais comment ;) ?

Vincent Bonhomme (discussion)13 août 2013 à 19:48

Je pense qu'il faudrait intégrer dans la discussion l'aspect e-reputation des contributeurs de Shakepeers. SP, comme beaucoup de plate-formes en ligne, intègre un aspect de réseau social. Les personnes qui contribuent devraient pouvoir bénéficier d'un statut contributeur allant de "débutant" à "vénérable" en fonction de la quantité et la qualité des contributions. A terme, on pourrait mettre en place également pourquoi pas un prix des meilleurs contributeurs (avec différentes catégories : article le plus original, le plus lu, etc.) qui pourrait ensuite être relayé dans nos différents réseaux de participants (les listes de diffusion, les newsletters des sociétés savantes). Voyez par exemple le site Peerage of Science (http://www.peerageofscience.org/reviewer-prize-2013/) ils ont mis en place un prix qui récompensent les meilleurs contributeurs en tant que revieweurs d'articles scientifiques en faisant un petit focus sur eux. Il y a aussi le prix jeune chercheur de la SFE qui me vient en tête. etc.

Je sais que Vincent travaille à cet aspect-là du truc, peut-être pourra-t-il en dire plus sur l'aspect technique de ce genre de processus. Mais si on peut imaginer mettre en place un système de feed-back pour les utilisateurs (aux différents niveaux du processus) et les lecteurs, je pense qu'on devrait pouvoir mettre ce système de e-reputation en place et ça pourrait inciter les gens à contribuer.

Ce n'est peut-être pas le truc le plus facile et évident à mettre en place dès le début du projet mais je suis sûr que ça va aider à faire connaitre le projet dans les réseaux et donner du baume au coeur aux contributeurs qui auront leur photo placardée sur le site.

Romain Guerreiro (discussion)20 septembre 2013 à 16:21
Je sais que Vincent travaille à cet aspect-là du truc, peut-être pourra-t-il en dire plus sur l'aspect technique de ce genre de processus. Mais si on peut imaginer mettre en place un système de feed-back pour les utilisateurs (aux différents niveaux du processus) et les lecteurs, je pense qu'on devrait pouvoir mettre ce système de e-reputation en place et ça pourrait inciter les gens à contribuer.

Je pensais à une sorte de "+1" un peu partout sur le site, notamment sur les annotations.

Vincent Bonhomme (discussion)30 septembre 2013 à 11:08
 

Je vois que cette discussion est plutôt ancienne, mais en tant que nouvelle contributrice au site je me permets d'intervenir… La remarque sur la "carotte" à montrer aux doctorants est bonne : moi-même thésarde jusqu'à il y a peu, j'ai toujours voulu motiver les gens à faire des choses sortant de leur cadre de recherche et constaté, à mon grand dam, une grande inertie. Les doctorants sont capables de beaucoup de choses, hélas pour que ça prenne forme il faut aller les chercher, les motiver, prendre un contact direct avec eux, les relancer, les remotiver, et ensuite le ciment peut commencer à prendre. En termes de "carotte" ou tout simplement pour rendre le site plus vivant, l'idée des petites distinctions entre auteurs, sur leur nombre de contributions, leur qualité (ou en tout cas le nombre de lectures), est aussi une excellente idée. L'identité de chaque contributeur n'en sera que plus forte, et ça donnera un côté plus humain au site je crois, au lieu d'avoir des articles (même très bons!) publiés par des fantômes.

CloeLanthony (discussion)6 mai 2014 à 11:51

Coucou et bienvenue. Pour la dernière partie l'idée jusqu'ici était: i) de ne pas mettre de classement en avant parce que cela ne nous semblait pas raccord, ii) mais qu'il était toujours disponible un peu à la wikipédia, au moins par le nombre des contributions. Après ça, les gens peuvent tenir une page personnelle pour se détailler, participer aux discussions, participer à l'association, etc. Qu'en dis tu ?

Vincent Bonhomme (discussion)7 mai 2014 à 10:52
 
 
 
 
 
 

Bonjour à tous en tant que toute nouvelle contributrice je tenais déjà à dire que je trouvais l'initiative fortement intéressante !! Je suis chercheuse et administratrice de l'association de médiation scientifique "les Petits Débrouillards IDF" et cette question de vulgarisation (même si je préfère médiation comme terme) est pour moi au centre de mes préoccupations. Lorsque j'étais en thèse, j'ai fait beaucoup de médiation à travers des conférences, des parrainages de classes de primaires et des animations avec l'association les petits débrouillards. Je n'avais pas vraiment de carotte mais ça n'était pas forcément ce que je recherchais. Ces expériences m'ont permis d'acquérir de nouvelles compétences qui m'ont permis de me distinguer et servi sur mon CV. On peut aussi vendre cette expérience comme un enrichissement de nos compétences, c'est pour moi un point crucial. Les projets de médiation ont également une très grande force citoyenne car avant d'être chercheur je suis citoyenne et il est important pour moi de partager mon savoir que la société m'a permis de développer. J'apprécie particulièrement quand des économistes font preuves de vulgarisation, car ça n'est pas mon domaine de compétence mais grâce à leur contribution, je suis capable de mieux évaluer les chiffres des actualités, d'y réfléchir et donc de prendre des décisions en tant que citoyenne. Les associations de médiations scientifique regroupe un grand nombre de compétence et de bénévoles motivés mais elles ont également besoin de chercheurs pour faire avancer les questions et surtout créer un pont entre citoyens et chercheurs de manière à avoir un dialogue horizontal et non pas pyramidale. L'implication des chercheurs dans la médiation est le problème majeur, un manque de reconnaissance évident de la part de la hiérarchie et une compétition de plus en plus accrue pour des ressources de plus en plus faibles font que les chercheurs se détournent de ce type de projet. Alors comment valoriser la médiation (ou vulgarisation) ? Ce type d'initiative pourrait déjà être reconnue dans le projet de carrière des chercheurs et donc valorisable, ensuite il faut que les articles de médiation soient connus et reconnus et donc un très grand merci à ce site de se lancer dans l'aventure. J'espère pouvoir y contribuer et y faire contribuer du monde ! Et enfin il faut que ces actions soient financées, et on peut dire qu'une prise de conscience est en cours puisque la demande citoyenne est très grande et que désormais, un volet médiation (ou valorisation du travail de recherche) est demandé sur de nombreux projets de recherche.

Louis Faustine (discussion)6 mai 2014 à 15:06

Coucou Faustine. Merci pour ces idées. Pour l'instant, nous partons côté "reconnaissance académique", dans deux directions qui prolongent celles de Plume!: du lobbying, des formations académiques (qui de fait sont reconnues comme partie intégrante de la formation). Et c'est très ouvert à d'autres idées et à des énervé-e-s qui les portent ! Bonne journée ! v

Vincent Bonhomme (discussion)7 mai 2014 à 10:55